Primature de la République Togolaise

Le Premier ministre Komi Selom Klassou annonce la mise en place d’un nouveau cadre de discussions pour l’examen global des besoins du secteur de l’éducation



Le Premier ministre, Chef du Gouvernement Komi Selom Klassou a tenu ce 11 janvier 2018 une réunion d’informations avec les acteurs de l’éducation notamment des membres du gouvernement, des responsables syndicaux de l’enseignement, des membres du Conseil national du dialogue social, des partenaires en développement, les associations de parents d’élèves, les représentants de l’enseignement public et confessionnel et ceux de la société civile.
Cette réunion se situe dans le cadre des concertations du Gouvernement avec les acteurs de l’éducation et vise à se pencher sur les préoccupations de l’heure dans le secteur de l’enseignement en vue de faire le point de la situation et de prendre l’engagement de faire de ce secteur « le socle devant mener le Togo vers un développement durable et équitable fondé sur la compétence et la capacité innovatrice de ses fils et filles », selon le Premier ministre. Abordant la situation de l’heure dans l’enseignement, marquée par des grèves à répétition et des revendications relatives à des avantages pécuniaires, le Premier ministre a affirmé que face aux perturbations qui ébranlent le système éducatif, « le gouvernement a fait le choix de privilégier, au plan budgétaire, l’augmentation de l’effectif du personnel enseignant et l’amélioration de leur rémunération ».
 La rémunération des enseignants a ainsi connu une revalorisation importante touchant à la fois le salaire et le régime indemnitaire permettant de noter un écart positif entre 2005 et 2017, a souligné le Premier ministre. En insistant sur « l’importance que le Chef de l’Etat et le Gouvernement accordent à l’étude et à la formation professionnelle de qualité, leviers essentiels pour l’amélioration des conditions de vie des apprenants et de la population », le Chef du Gouvernement a rappelé, en s’appuyant sur des graphiques, l’évolution de la situation des enseignants durant les dix dernières années, afin d’aider à comprendre et à mesurer le chemin parcouru en ce qui concerne leur condition de vie et de travail.
Il ressort de la présentation du Premier ministre une amélioration progressive aussi bien dans les émoluments que dans les primes des enseignants. La fonction enseignante, a admis le Premier ministre, ne doit plus donner aujourd’hui l’impression d’être un métier qui n’est pas fortement valorisé dans la société comme ce fut le cas dans les années 90. Quant aux revendications de l’année dernière, le Premier ministre a démontré, avec preuves, la satisfaction des points relatifs au statut particulier des enseignants, à la question des prélèvements opérés sur les salaires de certains enseignants auxiliaires avant leur intégration dans le cadre des fonctionnaires, à l’intégration d’enseignants auxiliaires avec plus de 13.000 actes de nomination délivrés en faveur de cette catégorie. De même, pour résorber l’insuffisance de l’effectif des enseignants estimé à 12.893, le gouvernement a recruté 2000 enseignants l’année dernière et en fera de même durant les quatre ans à venir.
Les enseignants confessionnels n’ont pas été oubliés. Face à ces efforts consentis par le Gouvernement, le Premier ministre constate que la plateforme revendicative en six points brandit cette année par les syndicats, concerne des points déjà satisfaits ou en cours de l’être. Tout en invitant les acteurs de l’éducation à mesurer les conséquences que les grèves à répétition dans le secteur de l’éducation peuvent avoir sur le développement de notre pays, le Premier ministre a annoncé la mise en place, d’ici la semaine prochaine, d’un nouveau cadre de discussions pour « construire une stratégie globale où seront intégrer et prise en compte tous les besoins du secteur ».