Le 16e forum de l’African Growth Opportunity Act à Lomé



Le Premier ministre ouvre la session ministérielle
A l’agenda de forum de l’African Growth Opportunity Act (AGOA) qui se tient à Lomé du 8 au 10 août 2017, il est prévu une session de haut niveau pour les ministres du commerce et autres délégations des 38 pays éligibles. Pour donner le ton à cet important rendez-vous, le mérite est revenu au Premier ministre, Chef du gouvernement Komi Selom Klassou de présider l’ouverture de la rencontre ministérielle au nom du Président de la République. Session ouverte le mercredi 09 août 2017 à Lomé.
La réunion est placée sous le thème, « les Etats-Unis et l’Afrique : partenariat pour la prospérité à travers le commerce ». Ce thème est en phase avec l’objectif 17 de l’agenda 2030 qui recommande le partenariat comme moyen privilégié pour la réalisation des objectifs de développement durable. A cet effet, les voix les plus autorisées ont toutes invité les participants à une synergie d’action pour mettre à profit les avantages qu’offre AGOA aux pays africains subsahariens.
Le rendez-vous des ministres du commerce se propose également d’étudier tous les obstacles qui freinent le plein épanouissement des accords de  l’AGOA et ainsi proposer des solutions durables. Ainsi donc, M. Albert Muchanga, commissaire pour le commerce et l’industrie de l’Union Africaine a invité les pays éligibles à profiter au maximum du rendez-vous de Lomé pour débattre des sujets qui touchent surtout aux difficultés dans la mise en œuvre des principes de l’AGOA. Car, selon lui, une fois ces obstacles franchis, l’Afrique pourra alors profiter véritablement des avantages de l’AGOA et garantir le plein emploi aux jeunes.
Dans un schéma comparatif des exportations et des importations entre l’Afrique et les Etats-Unis, la ministre du commerce du Togo Mme. Bernadette Legzim Balouki a rappeler que, ces dernières années, le volume des échanges entre l’Afrique et les Etats-Unis a baissé passant de 24 milliards de dollars en 2014 à 19 milliards de dollars en 2015 pour les exportations de l’Afrique vers les Etats-Unis et de 24 milliards en 2014 à 17 milliards de dollars en 2015 pour les importations de l’Afrique à partir des Etats-Unis. Il est donc primordial, selon Mme. Bernadette Legzim Balouki, pour les pays éligibles, de trouver des voies et moyens pour améliorer le partenariat entre les Etats-Unis et l’Afrique afin de profiter pleinement des avantages que propose AGOA. Le rendez-vous de Lomé est une occasion propice à cet effet.
Pour rassurer les pays africains éligibles au programme AGOA de la bonne foi des Etats-Unis de faire de ce cadre, un partenariat gagnant–gagnant, M. Robert Lighthizer, représentant du commerce des Etats-Unis a annoncé l’octroi de visa textile pour les opérateurs économiques togolais. Une bonne nouvelle qui doit davantage rassurer les pays africains éligibles de la ferme volonté des plus hautes autorités américaines de faire valoir ce cadre de partenariat qu’est AGOA.
Prenant la parole à son tour au nom du Président de la République, le Premier ministre Komi Selom Klassou s’est félicité du visa textile accordé au Togo et s’est réjouit des retombées de ce mécanisme de référence qui permet la croissance et le développement des Etats africains. Mais certains principes de l’AGOA doivent être évalués, repensés et améliorés pour rester efficaces selon le Premier ministre Komi Selom Klassou. «  Réunis à Lomé dans le cadre de ce 16eme forum, il nous incombe de poursuivre les réflexions engagées pour un renforcement substantiel de cette relation en restant fidèles au concept du ‘’Trade, not aid’’. Ceci passe par la redynamisation du lien commercial qui doit se consolider par une meilleure prise en compte des données de la production sur notre continent. Je pense par exemple au fait que, pour mon pays le Togo, comme pour plusieurs autres en Afrique, le secteur agricole qui emploi près de 70% de la population et contribue au PIB à hauteur de 40% gagnerait à avoir une part importante dans les échanges au titre de l’AGOA » a souligné le Chef du gouvernement.
L’AGOA reste un moteur d’importantes avancées dans les échanges économiques entre les Etats-Unis et l’Afrique, a rappeler le Premier ministre ; cependant, les pays africains doivent garder à l’esprit que ce mécanisme est à la fois opportunité et défi.